Dans ma pratique d’enseignante de méditation, je croise régulièrement des personnes qui pensent que lire le tarot relève d’un « don » mystérieux réservé à quelques initiés. L’expérience de terrain raconte autre chose : la Lecture du Tarot Divinatoire est une discipline symbolique précise, qui s’apprend, se structure et se transmet. Un cursus comme la formation certifiante en Lecture du Tarot Divinatoire proposée par GIWT en donne les codes. Avant d’évoquer le parcours lui-même, posons les fondations : qu’est-ce que cette pratique, d’où vient-elle, en quoi se distingue-t-elle des approches voisines, et à qui s’adresse-t-elle vraiment ?
Qu’est-ce que la Lecture du Tarot Divinatoire en tant que discipline ?
La Lecture du Tarot Divinatoire est une pratique symbolique et intuitive utilisant 78 cartes pour explorer des questions de vie.
La Lecture du Tarot Divinatoire se définit comme une discipline interprétative qui mobilise un jeu de 78 cartes porteuses d’images archétypales. Contrairement au tarot de jeu (comme le tarot joué en France à cinq cartes), le tarot divinatoire n’a pas de vocation ludique : il sert de support à la réflexion, à l’introspection et à l’accompagnement d’une personne qui pose une question.
Les 78 arcanes forment un langage visuel structuré. Les 22 arcanes majeurs — du Mat au Monde — représentent les grandes forces archétypales de l’existence : amour, mort, transformation, justice. Les 56 arcanes mineurs, répartis en quatre couleurs (Bâtons, Coupes, Épées, Deniers), déclinent le quotidien, les émotions, les relations et le matériel.
Dans mes échanges avec des tarologues formés, un point revient systématiquement : la lecture repose sur deux piliers indissociables. D’un côté la connaissance précise du symbolisme (numérologie des cartes, correspondances élémentaires, polarités), de l’autre l’écoute intuitive du moment présent. L’un sans l’autre produit soit une lecture mécanique, soit une projection désordonnée.
Enfin, la discipline se positionne comme un outil d’orientation, non de prédiction fermée. Un tarologue sérieux n’annonce pas « ce qui va arriver », il éclaire les dynamiques en jeu et renvoie le consultant à son libre arbitre.
Quelle est l’origine du tarot divinatoire et de ses traditions ?
Le tarot divinatoire trouve ses racines en Italie du Nord au XVe siècle, enrichi par les courants ésotériques occidentaux.
Les premières traces attestées du tarot remontent à l’Italie du Nord, autour de 1440, avec les jeux de Visconti-Sforza peints à la main pour les cours ducales de Milan. À cette époque, le tarot est un jeu de cartes aristocratique. Son basculement vers la divination s’opère plus tardivement, notamment en France à la fin du XVIIIe siècle, avec les écrits d’Antoine Court de Gébelin (1781) puis d’Etteilla, premier cartomancien professionnel documenté.
Au XIXe siècle, l’iconographie du tarot s’enrichit au contact des courants ésotériques : la kabbale hébraïque (les 22 lettres mises en correspondance avec les 22 arcanes majeurs), l’hermétisme, le symbolisme rosicrucien et la franc-maçonnerie. Éliphas Lévi, puis la Golden Dawn à Londres, systématisent ces correspondances.
Trois grandes lignées structurent aujourd’hui la pratique :
- Le Tarot de Marseille : tradition française, arcanes mineurs non illustrés figurativement, dessin médiéval.
- Le Rider-Waite-Smith (1909) : tradition anglophone, toutes les cartes illustrées par Pamela Colman Smith, référence pour l’apprentissage intuitif.
- Le Thoth Tarot (1944) : conçu par Aleister Crowley et peint par Lady Frieda Harris, tradition hermétique dense.
Au XXe siècle, le tarot divinatoire s’est progressivement intégré aux approches de développement personnel, notamment grâce aux travaux d’Alejandro Jodorowsky sur la lecture psychologique du Tarot de Marseille. C’est ce socle historique qu’un cursus sérieux comme la formation certifiante en Lecture du Tarot Divinatoire transmet avant d’aborder la pratique.
En quoi la Lecture du Tarot Divinatoire se distingue-t-elle des pratiques voisines ?
Le tarot divinatoire se différencie de l’oracle, de l’astrologie et de la numérologie par son système fermé de 78 arcanes codifiés.
Dans mon travail avec des praticiennes du bien-être, je constate souvent une confusion entre tarot et oracle, ou entre tarot et cartomancie générale. Les distinctions sont pourtant nettes.
Tarot vs oracle : le tarot repose sur un système fermé et codifié — toujours 78 cartes, toujours la même structure (22+56, quatre couleurs). L’oracle, lui, est libre : son auteur fixe le nombre de cartes (souvent 44 ou 64), le thème (anges, animaux, déesses) et sa propre symbolique. L’oracle est plus accessible, le tarot plus profond car ses correspondances se cumulent depuis six siècles.
Tarot vs astrologie : l’astrologie s’appuie sur les cycles planétaires calculés pour une date précise. Le tarot, lui, agit comme un miroir du moment présent, sans ancrage calendaire. Les deux pratiques se complètent souvent mais ne s’équivalent pas.
Tarot vs cartomancie générale : la cartomancie classique (jeu de 32 ou 52 cartes) propose des significations plus limitées. La lecture du tarot intègre une grille symbolique précise : numérologie des cartes (1 à 10), correspondances élémentaires (feu, eau, air, terre), polarités, couleurs.
En pratique, le tarot divinatoire s’articule très bien avec d’autres approches intuitives : la numérologie et le symbolisme des nombres, la lithothérapie ou le coaching intuitif. C’est précisément ce qui fait sa place dans les cabinets d’accompagnement holistique contemporains.
À qui s’adresse une formation certifiante en Lecture du Tarot Divinatoire ?
Elle s’adresse à toute personne curieuse de symbolisme souhaitant développer son intuition ou accompagner autrui par le tarot.
Dans les groupes que j’accompagne en retraite, je rencontre trois profils récurrents qui se tournent vers une formation certifiante en Lecture du Tarot Divinatoire.
Les passionnés de spiritualité et d’ésotérisme qui pratiquent le tarot en autodidacte depuis des années et cherchent à structurer leurs intuitions dans un cadre pédagogique rigoureux. La certification leur apporte le socle symbolique qu’ils construisaient jusque-là par bribes.
Les praticien·nes du bien-être — coachs, thérapeutes, énergéticien·nes, instructeur·rices de yoga comme moi — qui souhaitent enrichir leur palette d’outils d’accompagnement. Le tarot devient alors un support de dialogue en séance, en complément des pratiques spirituelles de développement de l’intuition.
Les personnes en reconversion qui envisagent de proposer des consultations professionnelles. Pour ce profil, la certification formalise le cadre éthique (confidentialité, non-jugement, orientation vers un professionnel de santé si besoin) et la crédibilité auprès des futurs consultants.
Aucun prérequis ésotérique n’est exigé. Il faut simplement de la curiosité, une capacité d’étude symbolique et de la rigueur. Les personnes qui souhaitent se former et exercer en tant que tarologue professionnel trouveront dans un cursus certifiant à la fois la base théorique et l’ancrage éthique indispensables à une pratique saine.
« Dans ma pratique d’enseignante, j’observe que les personnes qui réussissent le mieux leur formation au tarot ne sont pas les plus « intuitives » au départ, mais celles qui acceptent la discipline du symbole. L’intuition sans grille devient projection ; la grille sans intuition devient récitation. »
— Yasmine Hamidi, Enseignante de méditation & yoga doux, 8 ans d'enseignement
La Lecture du Tarot Divinatoire n’est ni un tour de magie ni une pseudo-science : c’est une discipline symbolique codifiée, née au XVe siècle, enrichie par six siècles de traditions ésotériques et réactualisée par les approches contemporaines d’accompagnement. S’y former sérieusement, par exemple via la formation certifiante en Lecture du Tarot Divinatoire, c’est accepter d’étudier des symboles, d’affiner son intuition et de poser un cadre éthique avec les personnes qu’on accompagne. Et vous, qu’est-ce qui, dans cette tradition, résonne le plus avec votre propre chemin : la rigueur symbolique, la part intuitive, ou la posture d’accompagnement ?
Questions fréquentes
Le tarot divinatoire est-il une pratique spirituelle ou psychologique ?
Il peut être les deux. Dans l'approche jodorowskienne, les arcanes fonctionnent comme des archétypes psychologiques proches de ceux décrits par Jung. Dans une approche plus traditionnelle, le tarot s'inscrit dans une dimension spirituelle liée à l'ésotérisme occidental. Le praticien et le consultant choisissent ensemble l'angle de lecture le plus pertinent pour la question posée.
Faut-il avoir des dons particuliers pour lire le tarot divinatoire ?
Non. La lecture du tarot s'apprend par l'étude méthodique des 78 arcanes, de leur symbolisme et des méthodes de tirage. L'intuition se développe par la pratique régulière, exactement comme la sensibilité d'un musicien ou l'œil d'un photographe. Une formation structurée compense très largement l'absence de « don » inné supposé.
Quelle différence entre le Tarot de Marseille et le Tarot Rider-Waite ?
Le Tarot de Marseille est la tradition française historique : ses arcanes mineurs ne sont pas illustrés figurativement, ce qui demande une connaissance plus poussée des symboles numériques et élémentaires. Le Rider-Waite-Smith, publié en 1909, illustre les 78 cartes avec des scènes narratives, ce qui facilite l'apprentissage intuitif pour les débutants.
La Lecture du Tarot Divinatoire est-elle compatible avec d'autres pratiques holistiques ?
Oui. Elle s'associe fréquemment à la numérologie (correspondances numériques des arcanes), à l'astrologie (chaque arcane majeur a une correspondance planétaire ou zodiacale), à la lithothérapie et au coaching intuitif. Beaucoup de praticien·nes holistiques l'intègrent comme support de dialogue en complément d'autres approches.
Qu'apporte une formation certifiante par rapport à un apprentissage autodidacte ?
Trois choses concrètes : une progression pédagogique structurée qui évite les trous dans la connaissance symbolique, un cadre éthique formalisé (confidentialité, posture, limites de la pratique), et une reconnaissance professionnelle rassurante pour les futurs consultants. L'autodidaxie reste possible mais demande généralement plus de temps et laisse des angles morts.
Le tarot divinatoire prédit-il l'avenir de façon certaine ?
Non, et les tarologues professionnels sont les premiers à le rappeler. Le tarot éclaire les dynamiques en cours, les forces en jeu et les tendances possibles. Il laisse toujours la place au libre arbitre et à la responsabilité du consultant. Toute lecture présentée comme une prédiction fermée relève d'une pratique peu rigoureuse.
Combien d'arcanes composent un tarot divinatoire complet ?
Un tarot complet comprend 78 cartes : 22 arcanes majeurs (du Mat/Fou au Monde, numérotés 0 à 21), qui représentent les grandes forces archétypales, et 56 arcanes mineurs répartis en quatre couleurs (Bâtons, Coupes, Épées, Deniers), chacune composée de dix cartes numérales et quatre figures de cour.
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